Vous voyez ce qui meurt, vous ne voyez pas ce qui naît

20 ans de JRS Belgium

PNG - 342.4 kB L’année dernière, le JRS international a célébré 40 ans d’activité dans l’accompagnement, le service et le plaidoyer. Le 20 mai 2021 – date du 500ème anniversaire de la bataille de Pampelune, qui a lancé le processus de conversion d’Ignace de Loyola – commencera l’Année ignatienne. L’approche de ce jubilé coïncide avec l’anniversaire du JRS, qui souffle cette année sa vingtième bougie.

«Vous voyez ce qui meurt, vous ne voyez pas ce qui naît ». Cette phrase de Louis Veuillot a accompagné la rencontre des volontaires avant Noël. Bien que cela se ressente particulièrement en période de pandémie, au JRS la naissance et la mort figurative se côtoient depuis 20 ans. Des collaborateurs sont partis, de nouveaux membres sont venus, apportant leur diversité. La perte des moyens habituels permet d’en découvrir de nouveaux. En lieu et place des anciennes, surgissent de nouvelles initiatives.

Cet anniversaire est l’occasion de se pencher sur tout ce qui fait vivre notre travail. Nous voulons revenir aux racines ignatiennes qui inspirent notre volonté de « marcher aux côtés des pauvres ». Avec l’aide des artistes, nous désirons découvrir que l’art augmente la part de la vie dans notre vie et prépare le changement social. La force du JRS a toujours été de donner une voix aux réfugiés – soit directement, soit à travers le témoignage de ceux qui les accompagnent et qui défendent leurs droits. Il ne faut pas renoncer à cette dimension, car en donnant la parole, on permet à la vie de s’exprimer.

« En raison du contexte général en Europe à la fin des années 90 – écrivait Eddy Jadot, S.J., le fondateur du JRS Belgium en 2005 – avec la montée des attitudes xénophobes, associée à la priorité accordée par la plupart des gouvernements à la sécurité, un défi pour le JRS a été de rester fidèle à son inspiration originale, en donnant la priorité aux réfugiés oubliés (forgotten refugees), en essayant de promouvoir leurs droits et en parlant en leur nom ». La mémoire fait revivre ce qui est oublié et caché. Parfois cela fait mal, mais cela sauve.

À côte des réfugiés oubliés, détenus dans les centres fermés en Belgique, il y a des personnes qui les accompagnent avec courage et persévérance depuis 20 ans. Ce sont des membres de l’équipe et des volontaires, dont les histoires importantes et intéressantes sont parfois un peu oubliées.

Il faut les rappeler.

Pawel Bondaruk

responsable des volontaires